12/01/2026

Les 10 tendances social média 2026 by OP1C

L’année 2026 est arrivée ! Comme chaque année, les réseaux sociaux évoluent, les usages, les attentes des utilisateurs et les fonctionnalités des plateformes se transforment. Dans cet article, nous décryptons les grandes tendances social media de 2026.

Pour les marques, l’enjeu est de suivre ces évolutions afin de s’ancrer dans les bons contextes et d’adresser les bonnes communautés.

L’agence OP1C classe dans cet article les différentes tendances selon plusieurs niveaux de Game Changers de l’année celles à intégrer au plus vite dans sa stratégie à celles à surveiller comme des signaux faibles.


Le vrai game changer des réseaux sociaux en 2026

D’une cible marketing aux communautés social media

Pendant longtemps, les marques ont raisonné en cibles marketing classiques : âge, sexe, catégorie socio-professionnelle. En 2026, les algorithmes et les plateformes s’intéressent davantage aux réactions et aux contenus consommés par les utilisateurs, plutôt qu’à leur profil socio-démographique.

  • Un cycliste de 45 ans célibataire ressemble souvent davantage à un cycliste de 19 ans qu’à un parent de 45 ans.
  • Le content graph redéfinit la manière dont les contenus sont consommés et distribués, ce que tu vois sur les réseaux dépend de ce que tu as regardé auparavant, et prend très peu en compte ton profil démographique, on s'adresse aux communautés.
  • Sur Reddit et Discord, on observe également l’explosion de micro-communautés, qui se concentrent sur des cibles ultra-affinitaires.


Et pour les marques, qu’est-ce que ça change ? Sur les réseaux sociaux, il ne faut plus se demander « Quel âge a ma cible ? », mais plutôt : « Comment ma marque peut-elle s’intégrer dans un contexte de vie ou de passion ? »

Déjà en retard à appliquer sans tarder dans votre stratégie social media


La modération proactive devient un canal de communication à part entière


En 2026, la modération s’impose comme un levier stratégique à part entière pour intégrer une marque dans les débats. La majorité des discussions autour des marques se déroule hors de leurs comptes social media, ce qui oblige à être proactif dans les commentaires, stories, messages privés, ou sur d’autres comptes et communautés.

  • On estime que près de 99 % des conversions de marques ont lieu hors de leur présence directe.
  • Sur certaines publications, les commentaires sont parfois plus likés que les posts eux-mêmes.
  • De nouvelles fonctionnalités sur les réseaux sociaux favorisent encore les interactions (photos en commentaire, stickers, etc.).


Pour les marques, il est essentiel de prendre le temps d’analyser les espaces de discussion afin d’y intervenir de manière pertinente, repérer, comprendre, réagir. L’espace commentaire doit être considéré comme un prolongement de la publication initiale, et la marque doit assumer son discours sur les sujets qu’elle souhaite porter.


Influence 2026, le retour des créateurs de proximité


Les stars de l’influence continuent d’exister, mais leur contenu tend à devenir de plus en plus assimilé à celui d’un média avec des productions lourdes, budgets élevés et distance avec le quotidien des utilisateurs.

En parallèle, les créateurs de niche et de proximité retrouvent une place centrale dans les stratégies d’influence. Même en respectant leur ligne éditoriale, le contenu d’un macro-influenceur performe souvent moins lorsqu’il est clairement affilié à une marque. De nombreux créateurs « moyens » ou de niches émergent, avec des communautés plus petites mais beaucoup plus engagées. Les influenceurs professionnels (experts, freelances, spécialistes B2B) prennent également la parole en tant que créateurs, notamment sur LinkedIn ou TikTok.

Pour les marques, les créateurs de proximité doivent être multipliés et utilisés en fil rouge, plutôt qu’en one-shot. Il est aussi pertinent de collaborer avec des profils inattendus mais légitimes sur un sujet donné. Enfin, la sponsorisation des contenus reste essentielle pour garantir leur visibilité et maximiser l’impact.

À lancer cette année sur les réseaux sociaux


Social Search, quand les réseaux sociaux deviennent des moteurs de recherche


Une tendance clé de 2026 les réseaux sociaux s’imposent comme de véritables moteurs de recherche, en particulier pour les jeunes générations. Selon Google France, 65 % des 15–24 ans utilisent les réseaux sociaux comme principal outil de recherche d’informations.

  • 35 % des utilisateurs de TikTok viennent sur la plateforme spécifiquement pour effectuer une recherche.
  • Depuis 2024, les contenus publics des réseaux sociaux peuvent apparaître dans les résultats Google, renforçant le lien entre SEO classique et contenus sociaux.
  • L’émergence de la Generative Engine Optimization (GEO) pousse les marques à repenser la structuration de leurs contenus pour les moteurs de recherche basés sur l’IA.

Les marques doivent alterner contenus chauds et contenus froids avec une approche pensée dans la durée. Cela implique d’intégrer mots-clés, sous-titres et descriptions, et de concevoir les hooks comme des réponses directes aux requêtes des utilisateurs.

Le retour du Social Graph et l’ère du partage


Avec l’arrivée de TikTok, le content graph s’est imposé. Aujourd’hui, les plateformes réintroduisent progressivement des logiques liées au social graph : ce que tu vois dépend aussi de ce que tes amis consomment, likent et repartagent.

  • Instagram a lancé un feed « Amis » sur les Reels, renforçant la dimension de proximité.
  • Les fonctionnalités de repartage se multiplient sur Instagram et TikTok, faisant du partage un KPI clé de viralité.


Pour les marques, cela transforme la manière de penser la performance. Il faut se demander pourquoi un utilisateur voudrait-il repartager ce contenu à ses proches ? Il s’agit de créer des mécaniques qui encouragent naturellement la republication. L’activation de créateurs peut également amplifier les dynamiques de partage et renforcer la portée des contenus.


Être vu, c’est bien. Être mémorisé, c’est mieux


La guerre de l’attention a changé de terrain : être visible ne suffit plus, il faut marquer les esprits. Nous sommes passés d’un scroll passif à un usage plus conscient, où l’on commente, partage et enregistre les contenus. Les algorithmes privilégient désormais les contenus qui retiennent réellement l’attention, avec le watch time et le taux de complétion comme indicateurs clés.

Pour les marques, cela implique de recentrer les KPI sur la rétention et la mémorisation. Si le hook reste essentiel, c’est surtout le fond du contenu qui permet de créer un souvenir durable et d’ancrer la marque dans l’esprit des audiences.

À expliquer
à mon boss


TikTok Shop : un levier business concret en France


Depuis son lancement en 2025, TikTok Shop s’impose progressivement comme un canal e-commerce sérieux. La France est aujourd’hui le premier marché européen pour TikTok Shop, avec des chiffres impressionnants :

  • 860 sessions de live par jour en France.
  • Les ventes ont été multipliées par 3,4 en six mois, représentant désormais 16 % du chiffre d’affaires de TikTok Shop France.
  • Le nombre de vendeurs actifs est passé de 6 000 à plus de 16 000 en six mois (+175 %).


Ce que ça signifie pour nous, même sans organiser de live shopping intensif, ouvrir une boutique sur TikTok Shop peut générer des ventes, notamment sur des produits tendances et pour des achats d’impulsion.

Des marques comme Boulanger, Hachette ou Carrefour sont déjà présentes, ce qui crédibilise le canal et montre que c’est un vrai levier business à exploiter. TikTok Shop n’est plus un simple test, c’est un nouveau point de vente digital à fort potentiel, surtout pour les produits qui se prêtent à l’achat spontané ou tendance.

Influenceurs stars, des médias à part entière


Les créateurs « star » ont industrialiser leur production de contenu, au point que leurs vidéos se consomment désormais comme de la TV. Exemple : Squeezie a sorti la vidéo la plus chère de sa chaîne. Les partenariats avec ces créateurs sont désormais coûteux et sans garantie de résultat. Il faut sélectionner les collaborations avec parcimonie et cadrer précisément les objectifs et le format en amont.

Conclusion pour les marques les créateurs stars restent puissants pour la visibilité et l’image, mais leur coût élevé exige une stratégie ciblée et mesurée. Les campagnes massives et non planifiées peuvent vite devenir inefficaces.

Les signaux faibles à surveiller

2027 approche : la politique s’empare des réseaux


Depuis quelques années, la politique est omniprésente sur les réseaux sociaux, et les élections de 2027 risquent d’exacerber encore davantage les discussions autour de ce sujet. On observe l’émergence de créateurs ultra-politisés et on s’attend à ce que des influenceurs stars prennent position.Pour 63 % des 18–25 ans, une marque doit incarner des valeurs, même si elles ne plaisent pas à tout le monde. En 2026, nous devrions assister à une explosion de contenus politisés, ce qui implique une vigilance particulière.

Pour les marques :

  • Il faudra choisir entre neutralité et engagement, et être clair sur les valeurs que l’on souhaite porter.
  • Il est essentiel de vérifier les positions politiques des influenceurs avec lesquels vous collaborez afin d’éviter tout bad buzz.
  • Il est recommandé d’anticiper des chartes de modération et de préparer des protocoles pour les sujets sensibles.


Non, Facebook n’est pas mort

La plateforme reste majeure, tant par le nombre d’utilisateurs que par son impact pour déployer des campagnes média. Facebook a repensé son modèle de monétisation pour attirer les créateurs de contenu, en versant des paiements directs basés sur la performance des publications (vidéos, photos, textes). Indirectement, cela stimule également l’engagement des utilisateurs.

Pour les marques il ne faut pas négliger la création de formats conversationnels spécifiques à Facebook, afin de tirer parti de sa portée et de son audience engagée.